Une journée de marché en pleine saison, du départ à l’aube au retour à la maison

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Une journée de marché en pleine saison : du départ à l'aube au retour à la maison - Carnet d'atelier épisode 7

En pleine saison, certaines journées de marché sont particulièrement chargées. Quand deux dates s’enchaînent le même jour, le rythme est intense du matin très tôt… jusqu’au retour à la maison en soirée.

Dans ce nouvel épisode de Carnet d’atelier, j’avais envie de te raconter à quoi ressemble une journée de marché en pleine saison, quand tout s’enchaîne sans vraiment de pause.

La veille : tout préparer pour gagner du temps

Quand c’est possible, une partie du travail commence la veille. Je prépare le stock, le matériel, les présentoirs, et je charge la voiture à l’avance pour éviter de perdre du temps le matin.
C’est aussi le moment de vérifier que rien ne manque : caisse, emballages, supports, barnum, tables… une fois sur place, il n’y a plus vraiment de solution de secours.

Très tôt le matin : départ avant le lever du jour

Le jour J, le réveil sonne à 5h30 pour un départ vers 6h30. Il faut encore finir de charger ce qui n’a pas pu l’être la veille, puis prendre la route. Environ trente minutes plus tard, j’arrive sur le lieu du premier marché : la première étape est de trouver le placier, se présenter, et savoir exactement où s’installer.

Installation : décharger, se garer, monter le stand

Une fois l’emplacement attribué, il faut décharger rapidement la voiture, puis aller se garer plus loin avant de pouvoir commencer l’installation. Ensuite, tout s’enchaîne : monter le barnum, installer les tables et les présentoirs, mettre en place les créations. L’installation complète prend environ une heure et demie. Quand le marché débute vers 8h30 ou 9h, tout doit être prêt.

Le temps du marché : échanges et vigilance constante

Pendant le marché, il y a les échanges, les questions, les discussions, les conseils et parfois des projets qui se poursuivent après le marché. Il faut rester disponible, attentive, gérer les ventes, les paiements, le rangement au fil de la matinée. Même si ce sont des moments très riches humainement, ils demandent beaucoup d’énergie. La matinée passe vite, souvent sans vraiment s’arrêter.

Midi : tout remballer… pour repartir ailleurs

Vers 12h ou 12h30, il faut déjà commencer à remballer. Comme je pars avant les autres exposants, je ne peux pas amener la voiture devant le stand. Je plie, je range, je vais chercher le véhicule, puis s’en suivent plusieurs allers-retours entre l’emplacement et la voiture, cette phase dure environ quarante-cinq minutes. Vers 13h15, je repars pour rejoindre le deuxième marché de la journée, avec environ une heure de route.

Deuxième installation, deuxième marché

Arrivée sur place, je recommence tout : déchargement, installation du stand, mise en place des créations. Le marché dure cette fois jusqu’à 19h ou 19h30. La journée se termine alors comme elle a commencé : en démontant, en rangeant, en rechargeant la voiture.

Rentrer, fatiguée… mais satisfaite

Quand je rentre enfin à la maison, la fatigue est bien là. Mais il y a aussi cette satisfaction d’avoir tenu la journée, d’avoir échangé, rencontré, présenté mon travail, et fait vivre mon atelier breton autrement que derrière une table de travail. Ces journées très chargées font partie intégrante de la saison des marchés : elles demandent de l’organisation, de l’endurance, et une bonne capacité d’adaptation.

Une réalité qu’on ne voit pas toujours

Avec cet épisode de Carnet d’atelier, j’avais envie de montrer cette facette très concrète de mon activité. Derrière quelques heures de présence sur un stand, il y a souvent une journée entière de travail, parfois plus.

Les marchés sont faits de belles rencontres et de moments très positifs, mais aussi de logistique, de fatigue, et de journées bien remplies. C’est cette réalité, dans toute sa simplicité, que j’avais envie de partager ici.