
Février est un mois de transition à l’atelier. Les commandes sont encore irrégulières, la saison des marchés n’a pas commencé, et pourtant le travail est bien présent. C’est une période que je consacre surtout au travail de fond : améliorer ce qui existe déjà, préparer les nouveautés, et remettre de l’ordre avant d’entrer dans une phase plus productive.
Dans ce deuxième épisode de Carnet d’atelier, j’avais envie de montrer ce temps moins visible, mais essentiel pour la suite de l’année.
Améliorer ce qui existe déjà
Avant même de penser aux nouveautés, je prends le temps de regarder mes créations actuelles avec un œil critique. Certaines peuvent être simplifiées, d’autres améliorées, parfois juste par de petits détails : une finition, une façon de présenter, un choix de matière.
C’est aussi le moment où je me demande :
- est-ce que ces produits correspondent toujours à ma manière de travailler ?
- est-ce que j’ai envie de les proposer encore cette année ?
Ce travail d’amélioration est discret, mais il permet d’aborder la suite avec plus de cohérence.
Tester et faire mûrir les nouveautés
Février est aussi un mois propice aux essais. Je teste des idées, je fais des prototypes, j’explore des pistes… sans forcément chercher à finaliser tout de suite. Certaines idées avancent, d’autres restent en attente, et parfois certaines sont tout simplement abandonnées. Mais toutes participent à faire évoluer ce que je proposerai plus tard, notamment pour la période de Noël, qui se prépare bien plus tôt qu’on ne l’imagine.
Prendre ce temps maintenant permet d’éviter de devoir décider dans l’urgence quand la production devient prioritaire.
Travailler sur le site, les photos et les boutiques
Quand le rythme est plus calme, j’en profite aussi pour avancer sur tout ce qui entoure les créations, ce sont des choses que je mets souvent de côté quand la saison est lancée.
Février est donc un mois où je travaille aussi sur le site internet, les fiches produits, les photos, la mise à jour des boutiques en ligne et la création de contenus qui serviront plus tard.
C’est un travail moins visible, mais qui joue un rôle important dans la façon dont mon activité est perçue et suivie.
Ranger et réorganiser avant la production
Avant de commencer à produire davantage au printemps, je prends aussi le temps de faire du tri et du rangement dans mon atelier breton. Trier les matières, réorganiser l’espace, préparer les zones de travail… tout cela facilite énormément le quotidien quand le rythme s’accélère.
C’est une façon de préparer la suite de manière très concrète, pour ne pas perdre de temps quand les priorités changent.
Poser les bases avant d’entrer dans la saison
Février n’est pas encore un mois de production intensive, mais il prépare directement ce qui va suivre. Améliorer ses créations à l’atelier, tester les nouveautés, mettre à jour les supports, organiser l’espace de travail… tout cela permet d’aborder le printemps avec plus de clarté.
Avec ce deuxième épisode de Carnet d’atelier, j’avais envie de montrer que ce travail en coulisses est tout aussi important que les périodes plus visibles sur les marchés ou en pleine production.